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  • Les Cahiers d'Été,
    édition 2023

Superstition, le web documentaire : des heures d'écoute et de consultation de nombreux documents en ligne, bien adaptées pour la pause estivale, avec un contenu fait par des scientifiques.

Superstition : ce mot ne décrit pas une réalité objective ; rien n’est a-priori superstitieux.

Aujourd'hui diverses pratiques sont largement utilisées : horoscope, cadenas sur les ponts, lancé de pièces dans les bassins, rebouteux, jeteur de sort, porte-bonheur, rituels lors d'événements importants pour se porter chance, ... même dans la France qui se veut le pays de la raison et fille des Lumières du XVIIIe siècle.Superstition Lune ISERL

Ce webdocumentaire vous invite à découvrir comment nous utilisons un mot pour dire des choses qui nous choquent, que nous ne comprenons pas, qui nous font peur, comment les hommes considèrent ce qu’ils ne connaissent ou ne dominent pas.

L’humoriste Alphonse Allais déclarait : « Je ne suis pas superstitieux, cela porte malheur. » Une telle boutade montrait bien l’ambiguïté qui existe quand on parle de superstition.
Cette notion est au centre de beaucoup de comportements, mais elle reste mal connue.

Dans De natura deorum, Cicéron définit la superstition comme une piété excessive, exagération cultuelle dépassant le contrat passé entre Rome et ses dieux. Saint Thomas la considère comme un « vice qui s’oppose à la religion par excès, culte divin rendu indûment ». Après lui, c’est encore cette définition qui est retenue, par exemple par Gerson. La vraie religion tient le milieu entre l’excès et le défaut.

En fait, derrière ces définitions, le mot « superstition » sert à disqualifier ou à hiérarchiser. Il convient d’étendre les études de Jeanne Favret-Saada à l’ensemble du discours religieux ou politique : décréter que quelque chose relève de la superstition est un moyen de disqualifier un problème ! Le mot est régulièrement utilisé dans l’argumentaire politique. C’est ce rapport avec le discours, qui fait que les superstitions n’ont toujours pas disparu et ne disparaîtront jamais. Gauchet a parlé du « désenchantement du monde », mais s’il a eu lieu dans de nombreux domaines, il n’a pas touché les superstitions.

Le webdocumentaire SUPERSTITION est une réalisation de la fédération de recherche ISERL (Institut Supérieur d’Études des Religions et de la Laïcité) et du LabEx COMOD.
Elle a bénéficié du soutien des universités Lumière-Lyon 2 et Jean Moulin-Lyon 3, de l’Ecole normale supérieure de Lyon (ENS-Lyon) et de la TGIR Huma-Num (Très grand équipement Infrastructure de recherche - aujourd'hui appelé infrastructure de recherche « étoile » ou IR* du Ministère de la recherche et de l’enseignement supérieur - en Humanité numérique .

Le webdocumentaire : une réalisation pour vous permettre de consulter les informations comme vous le souhaitez

Ce webdocumentaire sur les supersititons réalisé par des universitaires vous permet de choisir comment vous souhaitez consulter les informations, y revenir, etc.

Il est composé de plusieurs élements distincts :

1/ UN FILM : VOLTAIRE FACE AUX SUPERSTITIONS

Voltaire affirmait : « La superstition est à la religion ce que l’astrologie est à l’astronomie, la fille très folle d’une mère très sage ».

Un film de 25 mn permet de découvrir la manière dont Voltaire la définit et les combats qu’il mène au nom de la lutte contre tout ce qui peut abaisser l’homme.

Cette partie est accessible à tous.

2/ UNE BIBLIOTHEQUE VIRTUELLE

près de 80 documents permettent d’approfondir l’approche des superstitions. Ce sont des interviews, des textes, des cours filmés, des films, des travaux d’étudiants, ...

Quelques exemples pour illustrer la diversité et richesse des documents proposés et vous inviter à chercher dans les "rayons" de cette bibliothèque :

en format film : Eaux et superstition interview de Brigitte Caulier (professeur univ. Laval Québec) - Les superstitions en Europe interview de Pierre Brechon (université Grenoble Alpes) - Des évêques contre les superstitions interview de Bernard Dompnier (université Blaise Pascal de Clermont-Ferrand - La supercherie de la dent en or par Boris Klein (ISERL, Lyon) - La bibliomancie  interview de Fabienne Henryot (enseignante-chercheure à  l'ENSSIB (école nationale supérieure des sciences de l'information et de la communication) -
Certains films concernent des zones géographiques spécifiques : par exemple Les superstitions en Dombes (Jean-Pierre Chantin) - Santé et superstition au Brésil (Marina Rougeon ) - Saints et superstition à la Réunion (Claude Prudhomme) - Haïti et les superstitions (Lewis Clormeus) -  Religions afro-américaines et superstition (Jorge P. Santiago), etc.
D'autres films sont liés à des périodes de l'histoire : La Renaissance découvre les superstitions (Jean-Claude Zancarini) - Le Siècle des Lumières (Catherine Volpihac) -
Et aussi beaucoup d'interviews sur Voltaire et sur beaucoup d'autres sujets.

Des documents à consulter en fac-similé, quelques exemples : Albert LEGRAND : Secrets merveilleux de la magie (1793) - Jacques COLLIN DE PLANCY : Dictionnaire infernal (1863) - Paul PARFAIT : L'arsenal de la dévotion (1876) - Paul VIERZON : Les présages de bonheur et de malheur (1893) - Jean-Charles PONCELIN DE LA ROCHE-TILHAC : Superstitions orientales (1785) - Aurélie CHABRIER : Croyances et superstitions en Iran au XVIIème siècle (2016) -

Cette partie est accessible à tous.

3/ UN ESPACE DE E-LEARNING

Ce 3ème espace du webdocumentaire contient des exercices et des missions qui permettent aux étudiants de s’approprier les connaissances acquises.

L’accès à cet espace est limité, il est réservé à un travail pédagogique spécifique pour des étudiants avec leurs enseignants et n'est donc accessible que sur identification
Trois capacités sont jugées : la capacité à trouver les éléments utiles ; la capacité à les ranger dans un ordre pertinent ; la capacité à prendre en compte la spécificité de chaque demande, occasion de découvrir la diversité des approches possibles.

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