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  • La Revue HMC

    Histoire, Monde & Cultures religieuses
    Éditions Karthala

Une nouvelle revue  : "Histoire, Monde et Cultures religieuses"

logo iserlL'ISERL publie à partir de 2013, en collaboration avec les éditions Karthala (24 boulevard Arago, 75013 - Paris - site : http://www.karthala.com/) une revue trimestrielle HMC : Histoire, Monde et Cultures religieuses. Philippe Martin en est le directeur et Claude Prudhomme le rédacteur en chef. Elle comporte un comité de rédaction et un comité de lecture auxquels sont asoumis les propositions d'articles. Chaque numéro est organisé autour d'un dossier thématique en rapport avec les questions de religion et de laïcité, de Varia et de chroniques consacrées à la vie scientifique, aux activiés de l'ISERL, aux comptes rendus de lectures d'ouvrages et de thèses.

A l'heure où se multiplient les experts autoproclamés en légitimités par leur accès aux médias, HMC entend proposer un instrument de réflexion dont la qualité et le sérieux sont garantis, un lieu qui accueille le débat public, une revue qui favorise l'expression d'une nouvelle génération de chercheurs. La revue s'intéresse à toutes les religions, notamment le christianisme, le judaïsme, l'islam, les religions orientales, les spiritualités qui circulent à l'échelle du monde et interrogent la laïcité. Si l'histoire, y compris du temps présent, est au coeur des approches, elle est systématiquement articulées aux autres sciences humaines et sociales (Anthropologie, Droit, Lettres, Philosophies, Sciences politiques).

Les volumes de la revue sont disponibles à la vente sur le site de l'éditeur Karthala ou encore en version numérique sur Cairn.info.

HMC n° 40 : Acteurs religieux et changements climatiques

Volume sorti en mai 2017.

La question climatique dans un monde globalisé est devenue une question centrale.  Le dossier est issu d’un colloque consacré aux acteurs religieux, en l’occurrence chrétiens, face aux changements climatiques. Pour le christianisme, la question du climat n’est pas une nouveauté mais la manière de l’aborder ne cesse pas de se transformer.

Comme dans toutes les religions abrahamiques, dès la Création, le climat est étroitement lié au plan divin.  Entre nostalgie du Paradis, moment d’équilibre et d’harmonie interrompu par la faute originelle, et crainte du Déluge, expression de la colère divine, le croyant a cherché à se tracer une voie qui le protège et à donner un sens aux dérèglements de la nature.

Mais au fil des mutations socio-culturelles, la référence au religieux évolue et le discours s’adapte comme en témoigne l’encyclique Laudato si’ du pape François (2015). L’explication par une sanction divine fait  place à la  volonté de cerner scientifiquement les causes et de contribuer à une éthique universelle dans une perspective écologique. Et la religion trouve dans cet engagement de nouvelles énergies.

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HMC Programmation 2017

HMC publie en 2017 :

n°41 - Laïcité, hôpitaux, soignants

Dans la continuité du dossier consacré aux relations entre laïcité et travail social (Hmc n° 39), ce second dossier est centré sur les questions rencontrées au sein des hôpitaux et plus largement par les personnels soignants. Introduit par une réflexion plus large sur la question du communautarisme, il examine le contexte et les modalités selon lesquelles se rencontrent et se confrontent attentes des patients et obligations des soignants, pour l’essentiel dans l’espace français, mais aussi au Québec.

n°42 - La politisation des clercs (XIXe-XXesiècles)

Réfléchir à l’entrée en politique des clercs, autrement dit sur leur politisation, c’est plus largement prêter attention aux relations entre religion et politique. Les clercs, parce qu’ils sont porteur d’une autorité́ religieuse, peuvent contribuer à̀ déplacer ces délimitations lorsqu’ils s’engagent. La politisation peut ainsi entre perçue comme une transgression du Role ou comme son aboutissement.

n°43 - De la tolérance à la laïcité (XVIIIe-XXe siècles).

Le XVIIIesiècle, en grande partie grâce à Voltaire, invente l’idée de tolérance et, plus encore, développe la volonté de la mettre en application. C’est dans ces décennies de lutte que sont posées les fondations de notre société actuelle. C’est aussi là que sont posées les germes de ce qui deviendra la « laïcité à la française » et qui sera formalisée deux siècles plus tard.

n°44 - Catholiques français et musulmans de la Première Guerre mondiale à aujourd’hui. Relations et regards mutuels.

Depuis un siècle les relations entre les deux confessions comme les regards portés sur l’autre croyant sont soumis à de vives controverses alimentées par la colonisation, la décolonisation, le contexte international. Il en résulte des incompréhensions persistantes, illustrées par les divergences en Algérie autour de la figure de Charles de Foucauld, mais aussi des essais de dialogue, hors de France comme en France.

HMC39 Laïcité, faits religieux et travailleurs sociaux

Volume sorti en février 2017.

Le travail social se trouve confronté depuis plusieurs années à l’affirmation revendiquée des appartenances religieuses, entre autres parmi les jeunes musulmans. Ces derniers obligent à mettre en œuvre la laïcité dans un contexte auquel les professionnels n’ont pas toujours été préparés.

Le dossier s’arrête d’abord sur le regard que notre société porte sur ces évolutions à travers le diagnostic de radicalisation dont il  discute la pertinence et les effets. Puis il se place du côté de travailleurs sociaux et d’enseignants qui disent leur perception de ces manifestations du religieux, leurs réactions, leurs pratiques. Personnels investis dans la prévention, accompagnateurs de personnes chargées de l’aide à domicile, assistants sociaux, ils témoignent de leurs difficultés mais aussi de leurs initiatives. Par eux-mêmes et à travers leur collaboration avec des spécialistes en sciences humaines et sociales, ils montrent comment ces réalités nourrissent leur réflexion et font évoluer leur pratique.

Revendications d’identité de jeunes en voie de marginalisation, conversions où s’entremêlent révolte et volonté de combler un vide, comparaison entre les pratiques recommandées aux enseignants en France et à Berlin, brouillage de la frontière entre sphère publique et privée pour ceux qui accompagnent les familles : autant d’entrées pour prendre la mesure de la complexité des situations et inventer collectivement des réponses.

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Histoire, Monde et Cultures religieuses, n° 38, juin 2016

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Volume sorti en septembre 2016.

Né d’une recherche collective, ce dossier se propose d’explorer les débats qui ont marqué l’époque moderne autour de la notion de superstitions et ce qui relève de l’excès en matière de croyance. Comment déterminer le moment à partir duquel on peut parler d’un « trop croire » ?

Plutôt que d’explorer le moment où certaines (in)croyances ou affirmations sont devenues possibles, les auteurs cherchent ici à comprendre quand et pourquoi des énoncés ont fini, entre la fin de la période médiévale et le triomphe des Lumières, par devenir inacceptables.

Si ce qui est crédible relève d’un accord sans cesse remis en question, quels acteurs, quels processus sont à l’œuvre ? Est-il possible d’identifier les discours qui ont fait évoluer les limites admises, au-delà desquelles commence ce qui est considéré comme un excès en terme de croyance ? Des ruptures ou accélérations, des différences géographiques sont-elles observables ? Quelles pratiques sont mobilisées pour diffuser et faire accepter tacitement au plus grand nombre les limites de ce qui peut être cru ?

En somme le dossier pose la question plus générale des rapports de l’homme à la croyance et à la religion, et de la place de la raison. Il nous propose des interprétations inspirées par le croisement d’approches historiques et anthropologiques.

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Histoire, Monde et Cultures religieuses, n° 37, mars 2016

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Volume sorti en juin 2016.

La diffusion des religions ne se traduit pas seulement par l’adhésion des individus à de nouvelles croyances et la formation de communauté de fidèles. Le cas des missions chrétiennes montre comment les religions s’efforcent de déchiffrer l’espace pour le quadriller, le façonnent en fonction de leurs objectifs, le représentent, en somme contribuent à le transformer et à le produire.

L’ambition du dossier est de mettre en évidence ce travail sur l’espace, souvent méconnu ou sous-estimé, par le croisement d’approches historiques et géographiques qui en dégagent les principes, les méthodes et les objectifs. Après avoir rappelé que la sacralisation de l’espace constitue une permanence dans le christianisme, il s’intéresse à la mission comme entreprise religieuse qui inspire des entreprises séculières à travers l’exemple d’une mission commerciale en Chine au xixe siècle. Il montre comment cette action missionnaire, très visible dans certains pays (Afrique subsaharienne), peut prendre des formes inattendues dans des villes occidentales. Il analyse enfin les représentations de l’espace par la carte, la photo ou la BD.

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Histoire, Monde et Cultures religieuses, n° 36, décembre 2015

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Volume sorti en mars 2016.

On estime à près de 258 millions le nombre de musulmans vivant dans les pays francophones. S’ils reflètent la diversité et le dynamisme des communautés, ils partagent aussi une même langue, le français, qu’ils emploient dans l’expression de leur religiosité. La langue française sert au langage quotidien des fidèles, à la prise en charge des messages religieux, à leur questionnement comme à la formulation et la diffusion des discours publics d’acteurs organisés (conseils de cultes en Europe, communautés confrériques dans la diaspora, mouvements réformistes en Afrique etc.).

Le français occupe donc une place importante dans les débats intellectuels, les reformulations du religieux et les négociations au cœur du champ islamique contemporain. Il est devenu le support de messages divers dans un espace linguistique traversé par des histoires communes, parfois conflictuelles. Langue de communication mais aussi outil de transmission, d’appropriation de concepts et de professions de foi, il se trouve au centre d’un vaste champ d’interactions.

À travers une approche pluridisciplinaire et comparative, ce dossier cherche à mesurer et analyser les incidences des différents rapports à la langue française sur les religiosités musulmanes.

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Histoire, Monde et Cultures religieuses, n° 35, octobre 2015

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Volume sorti en janvier 2016.

L’argumentation constitue une arme de pouvoir, suivant un héritage de l’Antiquité classique, et suppose, pour bien en user, une maîtrise de l’art oratoire ou de celui de l’écriture. Hommes d’Églises – catholicisme et protestantisme sont concernés par ce dossier – ou hommes du champ politique et juridique sont ceux qui, par la maîtrise de la rhétorique et par une éloquence contrôlée, usent le plus fréquemment du pouvoir des mots. Ils mobilisent des arguments d’autorité, de valeur, ad hominem ou généraux, des exemples illustratifs ou démonstratifs pour étayer leur discours et vaincre leurs interlocuteurs.

Les enquêtes présentées interrogent les techniques et procédés en matière d’argumentation à l’époque moderne. Elles tentent d’en relever les principes et les évolutions, les réussites ou les échecs, à travers des études de cas. Elles permettent de réfléchir à la circulation des modèles entre histoires politique, religieuse ou culturelle, et montrent la porosité des frontières entre discours sacrés et profanes.

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Histoire, Monde et Cultures religieuses, n° 34, juin 2015

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Volume sorti en septembre 2015.

Et si le retour du religieux n’était pas ce que nous avons cru hier et ce que nous croyons aujourd’hui ? En d’autres termes, le retour du religieux est-il la preuve que les idées séculières ont échoué ou la manifestation que le premier n’exclut pas forcément les secondes ? La réponse apportée ici est claire, argumentée, nuancée au fil des cas observés : « avancée de la sécularisation et retour du religieux caractérisent ensemble le monde actuel ». Ils donnent naissance localement à des configurations inédites et variées.

De la Suisse au Japon, en passant par la Tunisie et la France, ou la politique étrangère des États-Unis, « le fait religieux » comme le « sécularisme » échappent aux catégories que nous avions forgées comme aux projections que nous avions échafaudées pour le futur. L’inventaire des situations oblige à se donner de nouveaux repères et à inventer de nouvelles catégories pour les penser. C’est ce que démontre le dossier préparé par S. Romi Mukherjee et Lionel Obadia avec une équipe de spécialistes en sciences sociales qui ont placé ces questions au cœur de leurs recherches.

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Histoire, Monde et Cultures religieuses, n° 33, mars 2015

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Volume sorti en juin 2015.

Le dossier proposé est consacré aux rapports ambivalents entretenus par le catholicisme avec l’image, fixe ou animée. Il va de la photographie, en l’occurrence celle produite par un missionnaire ethnographe qui réunit une collection étonnante de clichés en Afrique occidentale dans les années 1940-1960, au film de fiction qui met en scène des jésuites ou aborde indirectement le fait religieux. Traitant aussi du film documentaire et de la création d’émissions religieuses pour la télévision, ce numéro montre que le catholicisme est producteur d’images et objet de représentations contradictoires.

Soucieux d’affirmer sa présence dans la société, il a longtemps cherché à mettre l’image moderne au service du message religieux et à la contrôler. Mais les essais d’encadrement ou d’instrumentalisation des nouveaux médias, y compris par le recours à la justice en Italie (comme le procès intenté en Italie à Pasolini en 1963), se sont heurtés à la volonté farouche des auteurs et des producteurs de préserver leur indépendance.

Le catholicisme, et au-delà le sacré, deviennent alors une source d’inspiration ou un simple fait de société observé de manière critique. Entre utilisation et méfiance, entre des productions initiées de l’intérieur d’une religion et celles nourries par la spiritualité personnelle des réalisateurs, tel Jean Grémillon, l’ensemble des approches analyse les liens de répulsion/attirance qui continuent à caractériser les relations entre la religion et l’image. Il met aussi en évidence l’autonomisation croissante du cinéma à l’égard des normes ou des prescriptions confessionnelles.

ERRATUM : Une erreur s'est glissée sur la quatrième de couverture du volume dans le paragraphe d'introduction des participants au dossier. Nous présentons nos excuses à Mme Evelyne COHEN, malencontreusement renommée.

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Histoire, Monde et Cultures religieuses, n° 32, décembre 2014

HMC 32 COUVERTURE

Volume sorti en mars 2015.

Le dossier est issu d’un colloque organisé par le Laboratoire Éducation, Cultures, Politiques et l’Institut supérieur d’études des religions et de la laïcité (Iserl) de Lyon, en association avec l’Institut européen en sciences des religions (Iesr) de Paris. Au point de départ, un étonnement face à des dynamiques contradictoires : d’un côté une expression plus importante des religions dans l’espace public (dont l’école), de l’autre d’incessants rappels sur la nécessité de limiter leur emprise sur ce même espace public qu’elles menaceraient. Par ailleurs on peut constater une profusion de discours idéologiques, institutionnels ou prescriptifs sur la question des religions à l’école qui sont décalés par rapport à des pratiques très hétérogènes.

Alors que se multiplient les prises de position qui ignorent largement l’histoire et n’interrogent pas les catégories utilisées pour aborder les religions, le(s) fait(s) religieux, la laïcité, les enquêtes empiriques s’avèrent peu développées ou méconnues. Elles devraient pourtant constituer un préalable à tout débat. En revenant sur la construction de la laïcité à travers l’histoire de l’école, le dossier contribue à en éclairer les fondements et les points à préciser dans le contexte d’aujourd’hui. En abordant des points qui font difficulté dans le quotidien de l’école, que ce soit dans la vie scolaire (restauration) ou dans l’enseignement, il entend redonner toute sa place à l’observation. En s’ouvrant au Québec et à la Suisse, il relativise la spécificité prêtée à la situation française et met en évidence le caractère international des questions que pose aujourd’hui la place des religions à l’école.

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