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HMC

  • Volume sorti en février 2017.

    Le travail social se trouve confronté depuis plusieurs années à l’affirmation revendiquée des appartenances religieuses, entre autres parmi les jeunes musulmans. Ces derniers obligent à mettre en œuvre la laïcité dans un contexte auquel les professionnels n’ont pas toujours été préparés.

    Le dossier s’arrête d’abord sur le regard que notre société porte sur ces évolutions à travers le diagnostic de radicalisation dont il  discute la pertinence et les effets. Puis il se place du côté de travailleurs sociaux et d’enseignants qui disent leur perception de ces manifestations du religieux, leurs réactions, leurs pratiques. Personnels investis dans la prévention, accompagnateurs de personnes chargées de l’aide à domicile, assistants sociaux, ils témoignent de leurs difficultés mais aussi de leurs initiatives. Par eux-mêmes et à travers leur collaboration avec des spécialistes en sciences humaines et sociales, ils montrent comment ces réalités nourrissent leur réflexion et font évoluer leur pratique.

    Revendications d’identité de jeunes en voie de marginalisation, conversions où s’entremêlent révolte et volonté de combler un vide, comparaison entre les pratiques recommandées aux enseignants en France et à Berlin, brouillage de la frontière entre sphère publique et privée pour ceux qui accompagnent les familles : autant d’entrées pour prendre la mesure de la complexité des situations et inventer collectivement des réponses.

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  • Histoire, Monde et Cultures religieuses, n° 32, décembre 2014

    HMC 32 COUVERTURE

    Volume sorti en mars 2015.

    Le dossier est issu d’un colloque organisé par le Laboratoire Éducation, Cultures, Politiques et l’Institut supérieur d’études des religions et de la laïcité (Iserl) de Lyon, en association avec l’Institut européen en sciences des religions (Iesr) de Paris. Au point de départ, un étonnement face à des dynamiques contradictoires : d’un côté une expression plus importante des religions dans l’espace public (dont l’école), de l’autre d’incessants rappels sur la nécessité de limiter leur emprise sur ce même espace public qu’elles menaceraient. Par ailleurs on peut constater une profusion de discours idéologiques, institutionnels ou prescriptifs sur la question des religions à l’école qui sont décalés par rapport à des pratiques très hétérogènes.

    Alors que se multiplient les prises de position qui ignorent largement l’histoire et n’interrogent pas les catégories utilisées pour aborder les religions, le(s) fait(s) religieux, la laïcité, les enquêtes empiriques s’avèrent peu développées ou méconnues. Elles devraient pourtant constituer un préalable à tout débat. En revenant sur la construction de la laïcité à travers l’histoire de l’école, le dossier contribue à en éclairer les fondements et les points à préciser dans le contexte d’aujourd’hui. En abordant des points qui font difficulté dans le quotidien de l’école, que ce soit dans la vie scolaire (restauration) ou dans l’enseignement, il entend redonner toute sa place à l’observation. En s’ouvrant au Québec et à la Suisse, il relativise la spécificité prêtée à la situation française et met en évidence le caractère international des questions que pose aujourd’hui la place des religions à l’école.

  • Volume sorti en mai 2017.

    La question climatique dans un monde globalisé est devenue une question centrale.  Le dossier est issu d’un colloque consacré aux acteurs religieux, en l’occurrence chrétiens, face aux changements climatiques. Pour le christianisme, la question du climat n’est pas une nouveauté mais la manière de l’aborder ne cesse pas de se transformer.

    Comme dans toutes les religions abrahamiques, dès la Création, le climat est étroitement lié au plan divin.  Entre nostalgie du Paradis, moment d’équilibre et d’harmonie interrompu par la faute originelle, et crainte du Déluge, expression de la colère divine, le croyant a cherché à se tracer une voie qui le protège et à donner un sens aux dérèglements de la nature.

    Mais au fil des mutations socio-culturelles, la référence au religieux évolue et le discours s’adapte comme en témoigne l’encyclique Laudato si’ du pape François (2015). L’explication par une sanction divine fait  place à la  volonté de cerner scientifiquement les causes et de contribuer à une éthique universelle dans une perspective écologique. Et la religion trouve dans cet engagement de nouvelles énergies.

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  • Volume sorti en septembre 2017.

    Beaucoup aimeraient assigner à la religion un espace soigneusement délimité, de préférence celui du privé, voire de la vie domestique. Mais l’homme est un être social et le fait de croire ou de ne pas croire ne peut être isolé de la vie sociale. De cette vérité première, l’hôpital dont il est question dans le dossier est une remarquable illustration. Lieu de soins, il est aussi lieu de vie sociale. La neutralité commandée par la laïcité s’impose dans l’hôpital à ceux qui soignent dès lors qu’il s’agit d’un établissement public. Les personnels sont alors tenus de respecter l’obligation de neutralité liée à leur statut et rappelée à plusieurs reprises ces dernières années. Mais les patients qui viennent se faire soigner arrivent avec leurs croyances et ne peuvent être restreints dans leur liberté en matière religieuse dès lors qu’elle n’entrave pas la bonne marche des services et la qualité des soins.

    Le dossier propose d’appréhender à travers la pratique des professionnels de la santé et l’observation des patients les situations qui naissent de ce vivre ensemble imposé et consenti, en matière de laïcité et de croyances religieuses. Il montre comment, en France comme au Québec, l’attention aux réalités, sans préjugés, permet de prendre en compte les aspirations des soignés et les exigences du soignant, à décrypter les demandes religieuses et à proposer des réponses ouvertes.

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  • Volume sorti en février 2018.

    Prêtres, imams, rabbins, pasteurs, bonzes ou religieuses, il ne manque pas de « clercs » qui ont franchi le pas de l’engagement politique. Quel que soit le continent, que ce soit du côté du conservatisme ou du progressisme, on peut en retrouver dans la plupart des grandes luttes sociales et politiques des xixe et xxe siècles.

    Pourtant ces engagements sont rarement étudiés d’une manière comparative. C’est pourquoi l’Association française d’histoire religieuse contemporaine a décidé de consacrer une de ses journées d’étude à cette question. Travailler sur l’entrée en politique des clercs, autrement dit sur leur politisation, c’est ainsi prêter attention à un aspect de cet effort permanent pour définir les relations entre religion et politique.

    Les clercs, parce qu’ils ont une autorité religieuse, contribuent à recomposer ces relations et à déplacer ces délimitations lorsqu’ils s’engagent. La manière dont ils investissent leur rôle est en effet inséparable de la manière dont ils articulent leur foi et leur rapport au monde. Au fil des contributions la politisation des clercs se révèle une porte d’entrée remarquable pour observer l’évolution des rapports de force politique, social et religieux au sein des institutions et des sociétés.

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  • Volume sorti en mai 2018.

    Si la tolérance religieuse a constitué un pas décisif dans l’affirmation et la formulation des Droits humains, la laïcité n’est pas une simple déclinaison de la tolérance. C’est ce que montre la publication des actes des journées organisées à l’automne 2016 à Ferney-Voltaire, dans le cadre des Assises des religions et de la laïcité de l’Iserl.

    La tolérance civile, dans le prolongement du fameux Traité de Voltaire, peut être définie comme la « Liberté accordée de pratiquer sur le territoire d’un État une religion autre que la religion officielle ». La laïcité selon la loi française de 1905 repose sur trois principes énoncés dès ses deux premiers articles : la liberté de conscience est « assurée », le libre exercice d’un culte est « garanti », ces deux droits étant soumis au respect de l’ordre public, et l’État ne reconnaît plus aucun culte.

    De la tolérance à la laïcité, c’est bien d’un changement d’époque qu’il s’agit, dans des contextes différents, d’un progrès dans la manière de garantir à tous la liberté de croire ou de ne pas croire. Le dossier s’efforce de dérouler jusqu’à aujourd’hui le fil qui conduit de l’un à l’autre, en France mais aussi en Europe.

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